Payment Family

 

né le 8 juillet 1788 à St-Jean de l’Ile d’Orléans, comté de Montmorency, Québec

Mon arrière arrière arrière grand-père.

Soldat, voyageur, constructeur de canoë et de bateau, charpentier, catholique, homme de famille et ami du peuple autochtone.

Il a épousé Marguerite Catherine Guilmond le 2 novembre 1826 à Drummond Island. La date de son décès nous est encore inconnue, nous cherchons toujours…

Les parents de Marguerite Catherine Guilmond étaient Joseph Guilmond et Françoise Otayiamewisque.

Cliquez ici pour voir une copie de leur certificat de mariage, écrit à la main en français. Vous remarquerez que les trois premiers enfants sont nés avant le mariage de leurs parents. A l’époque, il n’y avait pas de prêtre résidant à Sault-Ste-Marie.

Joseph Charles est l’ancêtre de presque tous les Boissonneau, Boissineau et Bussineau de la région de Sault-Ste-Marie. Il a eu 11 enfants, 6 avec sa première femme et 5 avec la deuxième.

Sa deuxième épouse était Nancy (Nannice/Annie/Annay) Misquabonaqua (Medex/Metas/Medey-inionmetous/Migissabonakwe). Elle est né circa 1803 et est décédée en 1864 à Sault-Ste-Marie ON

Joseph était un voyageur pour la Cie American Fur, un charpentier, un constructeur de bateau et l’un des fondateurs de Sault-Ste-Marie.
Il a combattu contre les Américains dans la guerre canado-américaine de 1812-14 et a contribué à la prise du Fort Mackinaw au début de cette guerre.

Au sujet de la prise du Fort Mackinaw :

Le poste de combat britannique Michilmackinac avait été transféré aux Etats-Unis en 1796 d’un commun accord. Les forces armées qui y étaient postées se sont retirées à St. Joseph Island où l’on a érigé un fort et un blockhaus. A partir de ce dernier endroit, à une période
subséquente, on a contingenté 160 voyageurs canadiens qui, accompagnés de quelques trente soldats britanniques et deux pièces d’artillerie, ont effectué la reprise du Fort Mackinaw, sous les ordres du Capitaine Roberts. Cet événement s’est produit le 16 juillet 1812, la première année de cette guerre. Les Américains ont essayé à nouveau de reprendre le fort, mais en vain. Par contre, lors du traité de 1815 entre le Canada (la Grande-Bretagne) et les Etats-Unis, les Américains ont repris le Fort Mackinaw. La garnison britannique s’est à nouveau retirée, mais cette fois, à Drummond Island à proximité de l’ancien poste de St. Joseph Island. Les voyageurs canadiens, sauf une ou deux exceptions, ont préféré rester fidèles au drapeau britannique. Comme on a constaté, suite à la levée des plans du traité, Drummond Island se trouvait sur le territoire américain. Une fois de plus, les forces britanniques, notamment le 68ième détachement sous le commandement du Lieutenant Carson, s’est rendu au poste naval de Penetanguishene ON. Ce dernier événement s’est passé le 4 novembre 1828.

 

Joseph a vécu dans la région de Sault-Ste-Marie presque toute sa vie. Sa première femme était de sang mixte et sa deuxième était autochtone.

On a trouvé les quelques renseignements qui suivent dans une note écrite à la main, tirée d’un ancien registre :

Après le traité, on a reconnu à tous les Boissonneau le statut légal d’autochtone, ceci afin de leur permettre de recevoir les droits à une terre. Mais peu après, on ne reconnaissait plus ces droits à tous ceux qui vivaient dans la région de Sault-Ste-Marie. Ils sont donc partis pour les réserves où on leur assurait les terres auxquelles ils avaient droit.

Joseph Charles était en activité dans l'établissement et le bâtiment de la première église catholique dans Sault Ste. Marie. Son nom apparaît sur une lettre de pétition à l'évêque du Canada supérieur daté du septembre 24, 1834. Cliquetez ici pour voir la transcription de cette lettre des archives de l'Archdiocese catholique de Toronto.

Les Boissonneau formaient la plus grande famille de la réserve Garden River ON, ’est-à-dire 143 d’une population totale de 809.

Suite à ces événements, la famille s’est divisée en deux : ceux qui ont reconnu leur héritage Ojibwa et ceux qui l’ont rejeté. Ma famille fait partie de cette deuxième catégorie, donc notre héritage Ojibwa n’a jamais été mentionné ouvertement. Selon l’histoire, la terre familiale aurait été donnée mais les véritables héritiers ne l’auraient jamais reçue. Il me semble que c’est toujours le même thème qui revient. Personnellement, je suis fier de mon héritage autochtone. Nous ne pouvons que supposer car nous ignorons ce qui s’est réellement passé.

Joseph Charles et Margaret Catherine Guilmond ont eu 6 enfants :

1) Joseph : né 6 juin 1822, m. avec Marie Ross (veuve Boyer). L’ancêtre de Delphine Goodwin, généalogiste. Il a eu 12 enfants.
2) Narcisse : n. 22 mars 1824, m. avec Mary Cromaty. Il a eu 11 enfants.
3) Magloire : n. 26 jan 1826, m. avec Angélique Soulière. Il a eu 7 enfants. Il a travaillé pour American Fur Company de même que son père, suivez s'il vous plaît ce lien pour plus d'information
4) François : n. circa 1830, m. trois fois, avec Catherine Lavallée (pas d’enfants), Charlotte Larose (4 enfants) et Mary Corbière (13 enfants
5) Théophile : n. circa 1831, m. avec Mary Naugitchikamikokwe Mozamane. Il a eu 13 enfants.
6) Emerie : n. 1837, m. deux fois, avec Angélique Brion (4 enfants) et Angélique Bellevalle (8 enfants).

Les enfants de Joseph Charles et de Nancy Misquabonaqua :

1) Mary : m. avec Charles Gravel, a déménagé aux Etats-Unis.
2) Léon : né 1847, m. avec Mary Harriet Biron. Il a eu 7 enfants. L’ancêtre de David Boissineau, généalogiste.
3) Lucille : n. 1841, m. avec Edouard Lambert, a déménagé aux Etats-Unis.
4) Jean-Baptiste : décédé jeune.
5) Paul : décédé jeune.

Allez au prochain fils dans la lignée, Magloire Boissonneau